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lundi, 11 juin 2018 06:00

Trump fait partir le G7 en vadrouille : L’Algérie et les leçons du protectionnisme US Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Donald Trump, président des Etats-Unis, pays le plus libéral au monde, remet en route le protectionnisme économique décrié par nombre d’Etats occidentaux.


Le président américain remporte donc la bataille du G7 sur le commerce mondial. Sa décision de rejeter le communiqué final de la réunion a provoqué des réactions en chaîne. Le commercial mondial connaît ainsi un bouleversement sans précédent et une guéguerre qui ne fait que commencer, opposant les deux colosses de la planète, les Etats-Unis, d’un côté, les Européens, le
Canada et la Chine, de l’autre. Ces derniers ont tenté de faire fléchir les Américains sur leur décision d’imposer une surtaxe à des produits provenant du Vieux Continent ainsi que de Chine. Peine perdue. Depuis quelques mois déjà, l’Algérie, qui tentait de rééquilibrer ses comptes extérieurs, très fragilisés par la dégringolade des cours pétroliers mondiaux, faisait face à des pressions européennes pour avoir pris des mesures destinées à réguler son commerce extérieur. Du temps des licences d’importation déjà, un dispositif d’encadrement mis en place durant la seconde moitié de 2015, Alger a été fortement critiqué pour son attitude jugée protectionniste à l’égard de son premier partenaire commercial. En effet, dans une note d’information publiée en juillet 2017, alors que le gouvernement de l’époque disait à qui voulait l’entendre que les licences d’importation allaient être élargies à plusieurs biens et consommables, l’Union européenne est sortie de ses gonds pour critiquer un dispositif jugé contraire aux principes du libre-échange. « Le protectionnisme plus ou moins assumé par les autorités suscite des réserves au sein de l’Union européenne », souligne l’UE dans ladite note, précisant que certains Etats membres de l’Union européenne (UE) « souhaitent, en effet, le lancement d’une procédure d’arbitrage, prévue à l’article 100 de l’accord d’association, pour pointer les entorses à son application ». Les responsables de l’Union européenne écrivaient au crayon-feutre qu’il a été constaté que « plusieurs lois algériennes sont venues confirmer la volonté de revenir sur les termes de l’accord d’association ».
Commence alors un bras de fer qui finira par être revivifié par les mesures prises depuis fin 2017 par le gouvernement Ouyahia. Ce dernier, qui avait jugé que le dispositif des licences avait cruellement montré ses limites, a jugé bon de passer à une vitesse supérieure afin de pouvoir rétablir la viabilité des comptes extérieurs. Les premières mesures issues du plan du gouvernement Ouyahia contre, dit-on, les importations superflues allaient être mises en application dès janvier 2018. Entre autres mesures décidées par le gouvernement, il était question d’appliquer sans délai des dispositions à caractère tarifaire. Celles-ci étaient prises en charge par la loi de finances 2018, dont l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis ainsi que le relèvement des droits de douane pour 32 familles de produits finis. D’autres mesures, à caractère quantitatif, portaient sur la suspension provisoire à l’importation de 45 familles de produits finis et la mise en place d’un contingent quantitatif pour les véhicules automobiles. Des dispositions à caractère bancaire et administratif sont venues muscler le dispositif de restriction des importations, à l’instar de l’exigence d’une domiciliation bancaire préalable et dont la couverture financière a été portée à 120% du montant de l’opération ainsi que de divers documents relatifs à la qualité des produits importés, voire à une autorisation préalable des instances en charge du commerce extérieur. Cet arsenal réglementaire dont l’application est intervenue dès le premier jour de l’année, a fini par provoquer une levée de boucliers parmi les partenaires commerciaux de l’Algérie voyant une entorse au libre-échange. Et c’est la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, qui décide de dire très haut ce que nombre d’Etats de l’Union pensent tout bas. « Elles ne sont pas en conformité avec l’accord que nous avons », estimait-elle au sujet de certaines mesures dites d’encadrement des importations prises par le gouvernement. La responsable européenne est allée jusqu’à dire que les mesures en question « favorisent par hasard la Chine ». Répliquant à ses propos, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui recevait à Alger son homologue espagnol, a tenté de rassurer que ces mesures ne sont que provisoires et s’inscrivaient dans une démarche de redressement de la balance des paiements. Il disait également compter sur la compréhension des partenaires européens. Quelques jours plus tard, c’était au tour des Etats-Unis de critiquer les restrictions à l’importation. En effet, pendant que le vice-président exécutif, chargé des affaires internationales à la Chambre de commerce des Etats-Unis, Myron Brilliant, critiquait les mesures d’Alger, Donald Trump imposait aux Européens, à la Chine, au Mexique et au Canada des surtaxes à même de protéger l’économie américaine ! Une chose est sûre, vu l’accélération des évènements entre les USA et leurs partenaires, le commerce mondial est en passe d’être géré désormais par des rapports de force, plutôt que par des entités et des règles favorisant le libre-échange.

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